LA TRACTION SIMPLE

 

 

 

 

 

1.    Traction simple ou extension simple

 

 

Une poutre est sollicitée en traction simple lorsqu’elle est soumise à deux forces directement opposées, appliquées au centre de surface des sections extrêmes et qui tendent à l’allonger.

 

 

 

Dans le repère lié à la section droite (S), les éléments du torseur des efforts de cohésion s’expriment par :

 

 


2.   Essai de traction

 

Principe :

Cet essai consiste à soumettre à 20°C une « éprouvette » de longueur l à un effort de traction, progressivement croissant, généralement jusqu’à la rupture de l’éprouvette.

 

Conclusion :

Il permet entre autre de mettre en évidence la loi de Hooke dans le domaine « élastique » (réversibilité de la déformation).

 

Dans le cas d’un solide en forme de poutre,

l’effort unitaire longitudinal « sigma » s est proportionnel à l’allongement relatif « epsilon » .

La loi s’écrit :

 

Avec :

  • s = contrainte normale de traction(MPa)
  • E = module de Young ou module d’élasticité (MPa) variant suivant le matériau.
  • e = allongement relatif (sans unité).

 

 

Module de Young (MPa) à 25°C

Acier au carbone

207 000

Acier inox

193 000

Alliages de titane

114 000

Alliages d’aluminium

72 000

 

 

3.   Condition de résistance

 

Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale dans une section droite projetée sur la normale à (S) doit rester inférieure à une valeur limite appelée « contrainte pratique à la traction » : spe.


spe est obtenue en divisant la « contrainte limite élastique Re » par un « coefficient de sécurité s ».

 

En construction mécanique s varie en général entre 2 et 5. la condition de résistance s’écrit :

 

s£spe ou

 

Remarque : Pour la compression, la démarche est identique sauf que les efforts de cohésion et la déformation sont négatifs.